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22/01/2016

Sursis pour les blogueurs français

 république,numérique,censure,loi

Ce sera finalement un sursis pour le Web Citoyen, ce web des blogs de particuliers, des associations, ce web qui n'est pas contrôlé par l'état, les grandes entreprises, en fait le web français qui propose encore de l'information, de la culture, de l'humour et des critiques. Le poumon de notre ordre nouveau policier mis en place depuis les attentats justifiant censures et persécution des pensées dissidentes était en effet menacé par le projet de législation numérique.

Car nous pourrir la vie par des lois sociétales ineptes et ruiner depuis des années l'économie ou la politique étrangère d'un pays ne suffit plus à ceux qui nous imposent leurs lubies politiques, économiques et sociétales. Il s'agit de surveiller, dicter nos pensées et donc le virtuel, le numérique.

Au programme donc retour de la fumiste théorie-blague du genre à travers les subventions de développement de logiciels de loisirs (on sait comment les subventions ont déjà été une censure mortelle pour le cinéma de qualité) et aussi une intrusion bien plus grave, sournoise et peu compréhensible du grand public.

Il ne s'agissait rien moins que d'interdire l'utilisation de liens hypertextes sans autorisation du propriétaire du document cible (texte, vidéo, son etc) sous le prétexte facile, hypocrite de défendre une œuvre d'un acte de violation des droits. On aurait ainsi privé sites indépendants, blogs, réseaux sociaux de toute illustration ou référence vers un contenu sauf autorisation (bye bye la réactivité) et paiement.

Ce moyen, clairement une forme de censure, interdisait tout commentaire de textes, dérapages vidéos des grands médias, des discours etc, bref ce qui fait non seulement le buzz si craint comme sous l'Ancien Régime mais qui permet d'expliquer aux internautes ce qui se passe dans un secteur qui les intéresse ou dans l'actualité.

Avec cette interdiction, on en revenait vite au monopole de l'information par les seuls capables de payer des droits à savoir les entreprises, la presse subventionnée soit orientée et jamais pluraliste et donc tenue par l'état et les grands groupes commerciaux privés mais proches du pouvoir et dont l'existence est liée à l'attribution de fréquences par ce même État. Car qui accepterait de payer pour un retweet ou le partage d'un dessin sur Facebook ? On imagine la colère de ces géants du Net pourtant si utiles à la propagande du Système (Charlisme, localisation...), à ses opérations de destabilisation mais aussi au suivi et fichages des internautes si précieux quand un régime devient policier comme en... Ukraine. Mais hélas plus seulement là-bas.

Avec cet amendement, tout aurait été pour le mieux dans un Système déjà loin de toute forme de Démocratie et même de République depuis les violations constitutionnelles de l'an dernier.


Couper la parole d'une femme, la censurer alors qu'elle est invitée ce n'est plus anormal ni un manque d'éducation  en 2016 mais la norme du nouveau régime

Alors, on se sait pas trop pourquoi (sauf pression de géants du Net et de secteurs du renseignement) mais tant mieux, la secrétaire d’État Axelle Lemaire, touchée par la grâce a jugé qu'interdire les liens hypertextes sans l’autorisation des ayants droit était absurde et la parlementaire Karine Berger a renoncé à son projet clamant cependant son bien fondé. Elle aura été en avance sur son temps si la situation des libertés se dégrade avec le temps selon nos prévisions.

 Les blogs, portail indépendants ne vont donc pas périr faute de contenu à court terme mais on sait désormais ce qui leur pend au nez. Il faut dire que la fréquentation de sites d'oppositions fait de l'ombre aux grands médias et à la propagande d'état. La censure et l'absence de liberté d'expression deviennent trop visibles et couper les langues est mal vu de peuple. Le réactions immédiates, solidaires, des spectateurs auprès de personnes aussi différentes qu'un Zemmour, un Onfray, une Geneviève de Fontenay montrent assez bien l'exaspération de la population.

Afin de conclure ce dérapage qui a donné des frayeurs à plus d'un blogueur, Axelle Lemaire s'est empressée de botter en touche sur les boucs émissaires de tous les échecs gouvernementaux depuis des années, les liens menant à des contenus terroristes, pédophiles, racistes ou autres (terme qui n'engage à rien et qu'on se gardera bien de définir mais qui peut se traduire par dissidents et ceux que le pouvoir n'aime pas).

Je me garderais bien de défendre de tels contenus tout en notant avec malice que suivant cette virile parole notre habile politicienne pensant sans doute aller un peu loin dans l'improvisation ajoutait C’est une position personnelle. Mais on s'en doutait car omettre l'inoubliable dans cette liste, les obligatoires antisémites et homophobes... Ah de notre temps, on savait ses tables !

14:13 Publié dans Actualité | Tags : république, numérique, censure, loi, zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

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